Leito a publié une critique de Les Enfants de l'esprit par Orson Scott Card
Les Enfants de l'esprit
3 étoiles
Quatrième tome du Cycle d'Ender, que j'ai lu pris comme lecture repos entre quelques romans plus exigeants. J'étais content de retrouver les personnages et les thématiques inter-espèces et avenir de l'humanité bien démarrées dans les deux tomes précédents, mais j'ai trouvé ce tome un poil bavard. L'auteur passe son temps à faire exposer leurs dilemmes moraux à ses personnages qui pensent une chose et en disent une autre pour ne pas blesser quelqu'un, mais ce quelqu'un a réagit premier degré même si dans le fond iel a bien compris que… etc. Et il n'y a pas besoin d'attendre la 5e occurrence du procédé pour trouver ça lourd, ennuyeux, et pas au service de la narration.
L'auteur explique qu'à l'origine, il s'agit d'une seconde partie de Xénocide (le tome précédent), mais que pour pouvoir la développer il en a fait un tome à part. C'est effectivement intéressant, sur la …
Quatrième tome du Cycle d'Ender, que j'ai lu pris comme lecture repos entre quelques romans plus exigeants. J'étais content de retrouver les personnages et les thématiques inter-espèces et avenir de l'humanité bien démarrées dans les deux tomes précédents, mais j'ai trouvé ce tome un poil bavard. L'auteur passe son temps à faire exposer leurs dilemmes moraux à ses personnages qui pensent une chose et en disent une autre pour ne pas blesser quelqu'un, mais ce quelqu'un a réagit premier degré même si dans le fond iel a bien compris que… etc. Et il n'y a pas besoin d'attendre la 5e occurrence du procédé pour trouver ça lourd, ennuyeux, et pas au service de la narration.
L'auteur explique qu'à l'origine, il s'agit d'une seconde partie de Xénocide (le tome précédent), mais que pour pouvoir la développer il en a fait un tome à part. C'est effectivement intéressant, sur la question des identités multiples avec des êtres qui se confondent, et l'enjeu dramatique de sauver l'entité Jane lorsque toutes les connexions informatiques seront interrompues, mais c'est presque trop étiré et artificiellement étoffé. J'aurais pu lire un tome 3 un peu plus long et me passer de celui-là qui ne fait pas beaucoup avancer l'intrigue qui m'intéresse : c'est qui (ou quoi) ces maudits descoladores ?!.
J'apprends aussi avec l'épilogue de l'auteur qu'il est en fait un mormon, ce que je n'aurais jamais deviné à la simple lecture de cette série, même si avec du recul, quelques considérations sur les prédispositions génétiques des hommes et des femmes que j'avais trouvé assez maladroites dans le tome précédent, pourraient refléter une certaine vision du monde. Celle, notamment, d'un homme qui se cache derrière son esprit critique pour dissimuler un malaise personnel (euphémisme) face à l'homosexualité comme nous l'apprend Wikipédia.
Je lirai certainement le tome suivant pour connaître la conclusion de tout cela, mais je suis déjà moins impliqué émotionnellement dans cette série.