Houris

« Je suis la véritable trace, le plus solide des indices attestant de tout ce que nous avons vécu en dix ans en Algérie. Je cache l’histoire d’une guerre entière, inscrite sur ma peau depuis que je suis enfant. »

Aube est une jeune Algérienne qui doit se souvenir de la guerre d’indépendance, qu’elle n’a pas vécue, et oublier la guerre civile des années 1990, qu’elle a elle-même traversée. Sa tragédie est marquée sur son corps : une cicatrice au cou et des cordes vocales détruites. Muette, elle rêve …

Livre broché, 416 pages

Langue : French

Publié 1 juin 2024 par Gallimard.

Déplier
ISBN :
978-2-07-299999-4
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Sujets
  • novel
  • algeria
  • history

Critiques

a publié une critique de Houris par Kamel Daoud

Lecture laborieuse et sous-texte dérengeant

Bon. C'est peut être moi, mais j'ai trouvé cette lecture laborieuse. L'auteur choisit de mettre en lumière le silence imposé par l'Etat algérien sur la guerre civile qui s'est déroulé dans ce pays dans les années 90. Pour cela nous suivons comme narratrice principale une survivante, miraculeusement rescapée d'un égorgement, qui l'a rendu presque muette. Elle devient une trace vivante de cette guerre qu'on essaye de faire disparaitre. Enceinte, c'est dans le monologue avec son foetus que nous suivons ces réflexions, sa vision de l'Algérie, et une espèce de road trip, pour revenir sur le lieu de son égorgement. Le choix de la fiction peut s'entendre, et nous permet de toucher du doigt l'horreur des massacres, qui pourrait rester clinique ou statistique dans un documentaire. Le parallèle entre le silence imposée à la société et celui à la narratrice est éclairant. Mais je garde une impression de confusion grandissante au …

a publié une critique de Houris par Kamel Daoud

Lecture laborieuse et sous-texte dérengeant

Bon. C'est peut être moi, mais j'ai trouvé cette lecture laborieuse. L'auteur choisit de mettre en lumière le silence imposé par l'Etat algérien sur la guerre civile qui s'est déroulé dans ce pays dans les années 90. Pour cela nous suivons comme narratrice principale une survivante, miraculeusement rescapée d'un égorgement, qui l'a rendu presque muette. Elle devient une trace vivante de cette guerre qu'on essaye de faire disparaitre. Enceinte, c'est dans le monologue avec son foetus que nous suivons ces réflexions, sa vision de l'Algérie, et une espèce de road trip, pour revenir sur le lieu de son égorgement. Le choix de la fiction peut s'entendre, et nous permet de toucher du doigt l'horreur des massacres, qui pourrait rester clinique ou statistique dans un documentaire. Le parallèle entre le silence imposée à la société et celui à la narratrice est éclairant. Mais je garde une impression de confusion grandissante au …